L’assemblée rédactionnelle préalable à la publication du numéro 2 de la revue s’est tenue à Paris les 28, 29 et 30 mai 2005. Elle a rassemblée la majeure partie des auteurs des textes mis en ligne sur le site Internet et quelques « invités », y compris la majorité des membres du collectif SENONEVERO qui édite la revue. Au total la réunion a concerné une quinzaine de personnes. Quatre questions « techniques » ont été abordées - les guillemets étant là pour signaler que les réponses données à ces questions ne sont pas sans supposer des pratiques théoriques déterminées :
- le rôle du site, son utilité par rapport à la revue et son fonctionnement, surtout en ce qui concerne la question du forum de discussion et, par rapport à celui-ci, la tâche des modérateurs ;
- la question de l’Invite : doit-on la faire figurer dans le numéro 2, sous quelle forme et dans quel but ? ;
- le sommaire du prochain numéro : avec quels textes et dans quel ordre ? ;
- le tirage.
1) Le site représente l’existence permanente du collectif Meeting en dehors du moment de l’assemblée rédactionnelle et de sa concrétisation dans la revue qui fixe pour un temps, sur le papier, cette permanence. Cela dit, il n’en reste pas moins que notre but est de publier une « revue papier » et non d’animer un « webzine » ou un site Internet. Le forum de discussion peut donner à première vue, sur l’écran, une impression d’incohérence et de « cacophonie » (voir C.C., La communisation... point d’orgue, et Denis, Ceci n’est pas un éditorial). Cependant, à considérer globalement les différentes contributions au débat, il apparaît que tel n’est pas le cas sur le fond. En effet, celles-ci se retrouvent autour d’un certain nombre de questions et de problématiques récurrentes, telles que le « Que faire ? », la question de l’existence du prolétariat comme classe révolutionnaire, la définition du courant communisateur et la question du « programmatisme » actuellement. En conséquence Roland S. se charge de mettre au point un résumé thématique du forum de discussion autour de ces points qui sera publié dans la revue. Dans tous les cas, et bien que les avis soient partagés quant à l’importance à accorder au forum, il ne nous a pas paru possible de l’occulter purement et simplement dans la revue. S’agisssant de la tâche des modérateurs, il est apparu que d’un point de vue global les échanges d’insultes et autres noms d’oiseaux sur le forum ne sont pas aussi nombreux que cela peut sembler à première vue. Les modérateurs se chargent de rejeter toute contribution polémique dans la mesure où celle-ci n’est pas « problématisée ». Toutefois, en règle générale, il est demandé aux modérateurs de communiquer aux membres du collectif les contributions qu’ils ont rejetées. Il a été demandé également que les numéros de la revue soient téléchargeables sous format PDF sur le site (cela avait déjà été décidé lors de la réunion de mai 2004 pour le numéro 1), que la revue soit présente sur le site de SENONEVERO dans son catalogue, et mise en vente en ligne au même titre que les autres publications du cercle d’édition. A contrario, la proposition de faire état dans le numéro 2 de la publication de Rupture dans la théorie de la révolution - Textes 1965-1975, n’a pas été retenue au motif que cette annonce positionnerait Meeting de manière trop explicite par rapport à la « problématique ultra-gauche », ce qui reviendrait à l’enfermer dans un cadre trop strict et à éloigner certains lecteurs.
2) L’Invite, telle qu’elle a été publiée dans le premier numéro était, comme son nom l’indique, un appel à d’autres participants possibles au projet de revue. En ce sens, il y est fait beaucoup de place aux points traitant de notre fonctionnement interne (points 1, 2, 6 et 7). Cet appel ayant était lancé, il ne nous paraît pas utile de le renouveler. En conséquence il a été décidé de ne conserver que les points 3, 4 et 5 du texte initial, à quelques modifications près. La principale porte sur le point 4.1. qui a été relativisé en ce sens que l’échec de toute organisation de classe permanente, préalable aux luttes ou persistant après celles-ci, n’est plus désormais envisagé que dans l’immédiat (« aujourd’hui »), et laisse pour le reste la porte ouverte sur la « question de l’organisation ». Il a été décidé que cette nouvelle version resserrée sur le seul aspect « programmatique » du texte précédent est publiée en quatrième de couverture. Cette question des termes de l’Invite a donné lieu à un échange « nourri » qui nous a occupé une partie de l’après-midi du samedi et toute la soirée du même jour. Il est clair, par le débat auquel elle a donné lieu et le temps qui lui fut consacré, que cette question en suppose d’autres parmi les participants actuels à Meeting.
3) En ce qui concerne le sommaire du présent numéro, nous avons retenu l’essentiel des textes qui ont été déposés sur le site, pour autant que ceux-ci proposent une problématique particulière. Certains des textes non retenus sont repris dans l’analyse des contributions au forum de discussion (cf. supra point 1) et demeurent de toutes façons sur le site Internet au titre des matériaux proposés pour le numéro 2. Les textes de Calvaire - qui participent de la tendance générale pour laquelle la communisation serait d’autant plus probable que les classes auraient été préalablement effacées (pour reprendre la formule de Roland en ouverture de L’écart) - n’ont pas été retenus pour la revue papier. Dans la mesure où on peut penser qu’il s’agit là d’une thèse inhérente à la problématique même de la révolution comme communisation immédiate de la société capitaliste, là n’est pas la question. Ce qui nous a amené à ne pas retenir ces textes (sans pour autant les effacer du site, comme les autres), c’est tout simplement le souci que la revue ne soit pas instrumentée ou référencée au service d’un activisme polémique récurrent et quelque peu désordonné, à l’occasion de combats, et contre des adversaires, qui ne nous concernent pas au sens où, entre autre, comme l’écrit B. Lyon, nous ne sommes pas « anti ». Pour ce qui est de l’ordre de publication des textes, nous avons choisi de rapprocher les contributions qui participent de problématiques identiques ou proches, afin de proposer au lecteur un circuit de lecture cohérent.
4) Le premier numéro a été imprimé à 1000 exemplaires, dont 600 ont été distribués, par la poste (y compris auprès des abonnés de Théorie communiste), de la main à la main ou en librairie. Il a été décidé de renouveler ce tirage pour le numéro deux, à charge lors du numéro 3 de faire un bilan qui s’avère aujourd’hui prématuré.
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